Plus que les fleurs, les papillons, et abeilles désormais non sauvages qui alimentent cet espace invariable comme le dernier retour que l’on a vers chez soi, il y a un spectacle dont je ne me lasse jamais quand je me promène dans les parcs ; c’est cet art, discret, avec lequel certaines personnes s’assoient, suspendent leurs journées dans le chaos des villes. Quand je regarde ces personnes, bien qu’elles me soient en tout point : parfaitement étrangères, il me semble reconnaitre un trait humain, comme je reconnais un trait de guépard d’un trait de chat. Je pourrais bien faire trois fois le tour du monde que je retrouverais encore ces mêmes façons de souffler, d’occuper l’espace près de l’herbe, comme je retrouve les même jeux d’enfants après deux mille ans d’histoire. Car s’il y a bien tous les bruits d’un monde sur le point de s’achever dans un parc, il y a aussi le silence attentif d’un cœur dans lequel l’âme descend se coucher.

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