comme le chant retrouve l’oiseau à travers le temps
j’entends monter la belle silencieuse

le soleil
trempé
dans la bouche

l’indifférence de la mûre
noire qui traverse l’été.

Il y au fond des formes de plaies
qui s’ouvrent encore
des statues qui crient
la solitude de la pierre

Toute ma vie j’ai cherché contre la vie
Comment goûter sa chaleur
Comment un baiser aime sa mort

Car l’été, seigneur,
si bien des choses disparaissent avec la lumière
jamais rien ne meurt sans savoir pourquoi
il a souffert.

Le fruit est là, bien mûr
celui que l’enfance mange encore
à la lisière
lèche sur ses doigts

Une forêt

C’est pour cette eau
que les hommes traversent un désert
gravissent des montagnes et des tempêtes.

D’où pénètre
l’éclat du ciel, d’où redescend
du sommet l’eau fraiche
Commence la résistance au froid
La fonte blanche des neiges

en soi
Tout l’amour, tout le bonheur
de la saison passée.

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