Un animal qui peut rêver
qui ne peut pénétrer
qu’en l’imaginant
Voilà le mal qui nous ronge.
Davantage possédés
que créateurs, notre obsession
pour l’image
ne tient jamais du trait
mais de ce point précis : du noir
qu’elles renferment
du point littéraire
qu’elle pose sur la matière nue.
C’est pourquoi
Lorsque la langue se dérobe
ou que l’on ne réussit à la rendre assez
cohésive et gouvernable pour la création
On s’écrase dans cet ancien labyrinthe de bibliothèques
perdus, où de grands sabliers
ouverts nous rappellent qui meurt et oublie,
qui veut ressentir plus qu’un moment
un temps
Un animal qui veut relier d’un trait
son corps au ciel,
son étoile à la lumière…

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